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Les Secrets d'une saine longévité pour l'homme

Posté par: Oumar ndiaye| Mardi 15 mars, 2016 10:03  | Consulté 853 fois  |  0 Réactions  |   

Des chercheurs à l'Université de Stockholm ont publié une étude qui a fini d’établir un lien solide entre le niveau d'instruction de la femme et la durée de vie de son époux. La campagne pour le référendum a failli noyer cette information de taille dans le tintamarre sénégalais décrié au plus haut sommet par le Président de la République en personne. Je ne remercierai pas assez mon ami Kaaw TOURE (Gorgol/Suède) d’avoir partagé cette information de taille qui peut sauver et rallonger la vie de plusieurs hommes. Célibataires et mariés doivent accepter que leur longévité ne dépend que de leurs épouses ; presque une totologie Panglossienne.

Jusqu’à là rien de bien nouveau sauf que dans ce contexte occidental de l’Europe du Nord, l’hypothèse de recherche occulte l’impact de la logique cartésienne sur le moral de l’homme dont la fierté est souvent mise à rude épreuve par ces dames de niveau Bac+ expertes en déductions et en corrélations. Le froid n’est pas que dans l’air du dehors quand il est toujours question de prouver que la femme a besoin de l’homme autant que le poisson a besoin d’une bicyclette.

Sur un échantillon d’un million de couples qui ignorent tout des pots d’encens, des ceintures de perles et des petits pagnes érotiques, l’étude a démontré que le niveau d'instruction de la femme se répercutait sur la durée de vie de son époux. Mais ce qu’il y a de bouleversant dans cette étude d’intellectuels sur d’autres intellectuels, c’est  le constat des changements opérés sur la conjugalité. La bizarrerie est bien établie que les hommes qui épousent des femmes pour la promesse de jouissance moins que pour les possibilités de débats intellectuels risquaient une mort précoce comparés à ceux qui passent leurs soirées intimes à philosopher ou à résoudre des équations différentielles irrationnelles. Ainsi donc si à Bac+ l’espérance de vie était de 65 ans, on serait en droit d’atteindre les 95 ans à Master+ et être plus que centenaire si la chance nous mettait en couple avec une docteure.

Mais le hic est dans l’une des recommandations de ces imminents chercheurs qui suggèrent aux hommes qui veulent vivre longtemps de « choisir leurs futures épouses en se basant non seulement sur le physique des candidates, mais aussi et surtout sur leur niveau intellectuel. » Voilà pourquoi il n’y a pas beaucoup d’hommes âgés de plus de 65 ans sous les tropiques. Les femmes intellectuelles de haut niveau sont généralement pas physiquement bien dotées, c’est là un équilibre bien naturel. Elles sont réputées vieilles filles n’acceptant les demandes de mariages qu’après la soutenance de leur première thèse de doctorat. Très peu coquettes ou sensuelles, elles sont nulles en gestion domestique et voilà que des vertus de maintien  et d’allongement de vie des hommes leur sont accordées.

Les spécialistes européens expliquent ce phénomène par le rôle tenu par la femme au sein de la famille, ignorant sans doute que l’intellectuelle des Tropiques n’est pas une gardienne du foyer. Elle méprise les tâches ménagères et domestiques confiées à la bonne-à-tout-faire. Le bien-être familial pour elle est une charge superflue trop lourde à porter à côté de ses obligations professionnelles. L’éducation des enfants est à la charge des répétiteurs et de cette même bonne-à-tout-faire. D’ailleurs les enfants finissent par adopter le dialecte de la servante comme langue maternelle. Les petits plats de « monsieur » sont mijotés par le traiteur qui livre à domicile. Elle a son manucure à préserver et ne saurait alors torcher bébé ou plonger ses doigts dans la marinade.

 Quoi de plus naturel que Madame veuille le calme après ses rudes journées de planification et d’évaluation de ses nombreux programmes. Il lui faut sa dose de sommeil pour son rendez-vous de la première heure (exit les galipettes nocturnes). L’homme, privé de ses parties de plaisirs, par ailleurs planifiés, chronométrés et callés sur les week-ends en a les nerfs au vif. L’ambiance familiale est des plus moroses poussant « monsieur » et les enfants à aller chez les grands-parents chassés du foyer depuis la signature du contrat de mariage sous le régime de la monogamie avec option pour la communauté des biens. Tout cela se répercute évidemment sur la santé des hommes….. 

Fatigués de s’empiffrer d’idées pures et de dialogues savants, l’homme se rendant compte de l'importance de la nourriture saine et bien odorante,  des bonnes soirées intimes et des éclats de rire et des bruits se cherche alors un deuxième bureau ou épouse l’incontournable Bonne-à-tout-faire. Madame lui avait offert  une inscription dans une salle de sport et un abonnement à la médiathèque du centre ville. Elle se souciait bien de la santé de son mari. Le sport et la lecture, après une bonne salade bio, permettent à l’homme de  rester plus longtemps en bonne santé et d’augmenter ainsi son espérance de vie; surtout qu’elle ne lui fait jamais ingurgiter des potions maraboutiques auxquelles elle ne croit pas, vu son haut niveau d'instruction. Gare à la Polygamie!

 L'auteur  oumar ndiaye
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oumar ndiaye
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