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Macky-bashing ou le syndrome Hollande (2) : Chronique d’une fin de mandat.

Posté par: Oumar ndiaye| Mercredi 25 avril, 2018 00:04  | Consulté 448 fois  |  0 Réactions  |   

Dimanche 24 février 2019 aura lieu sur l'ensemble du territoire et à l'étranger  le vote des sénégalais de tout bord. Les Goorgolous, leurs épouses et  marmailles galvanisés, motivés et conditionnés auront la charge, faussement alourdie, de se choisir encore quelqu’un qu’ils vont nourrir, loger, blanchir, soigner, pouponner, applaudir et payer pour qu’il leur traduise en langues vernaculaires locales des  concepts étrangers  dictés depuis Paris et Washington.

Dors et déjà, la classe politique, une minorité de minoritaires, joue à son jeu favori en manipulant le peuple réduit en une foule en plein délire, prête à suivre les premiers gros malins venus quérir le suffrage universel.

La coalition des partis de l’opposition s’est trouvée des porte-paroles et porte-étendards dont le seul argument, le seul projet de société se résume en une phrase : « Tout sauf Macky ». Et pour y  parvenir  les moyens les plus pernicieux sont utilisés à  cette fin. Foncièrement contre la personne du Président, des plus radicalisés au plus modérés, tous tiennent un discours qui sonne sans équivoque comme un appel à la guerre civile. Des analyses géopolitiques et géostratégiques des plus farfelues agitent à la face de la Nation apeurée l’épouvante de l’axe Pulaar du mal «  Guinée-Gambie-Sénégal », « Sélou-Adama-Macky ». Les théoriciens et prédicateurs de la suspicion haineuse ont repris du service. Les lignes éditoriales génocidaires assurent des ventes records à des journaux et magazines qui depuis six ans avaient disparu des kiosques. Carlie Hébdo passerait aisément comme une revue scientifique des plus sérieuses.....

Les pulaarophones de tout bord étant d’emblés suspectés d’être pro-Macky, le combat pour sa destitution passe donc forcément par une farouche bataille contre ses «  Parents ». D’ailleurs l’OPPOSITION  exige des triples gages à tous ses militants issus des groupes ethniques Pulaars  devenus subitement  louches.

La Nation et son peuple sont comme sidérés, à la merci des marchands ambulants d’illusions. Persuadés d’être bénis et à l’abri de toute calamité, ceux qui devaient alerter et exiger plus de raison se contentent juste de psalmodier des prières et de professer que rien de fâcheux n’arrivera au Sénégal.

Les affrontements ethniques au Congo, au Gabon etc..et l'insécurité, la peur du prochain, du voisin, et même des siens, membre de sa famille, jamais ça n’arrivera dans ce pays aux innombrables minarets et Saints multiples.

Un sage a dit, qu'un arbre peut produire des millions d'allumettes, mais une seule peut allumer et détruire des forêts entières. Les manipulateurs toxiques n’hésitent d’ailleurs plus à souhaiter la rwandisation du Sénégal en  cherchant à susciter la haine entre  Bergers « de teint clair » et Enseignants Coraniques de « complexion plus High», tous supposés militants de naissance du Parti au Pouvoir et sa coalition.

En fait, les élections démocratiques n’en valent pas la peine. Un Thiaybo, issu de la plus haute noblesse d’épée du Fouta, n’a eu de cesse de crier son indignation, en vain. " Macky Dégage, oui mais, préservons notre Nation que nous ont confiée nos petits-enfants et leur descendance." Il a prêché dans le désert des consciences vidées. La pureté exclusive d’un groupe sociale n’existe nullement. Des Wolofs ont très fortement enrichi socialement et culturellement le Fouta «  Mbokk Wowlou leen niaay baangui », lancent les Gawlos en échos au « Youmma rokkou maa wajj maa «  des Guéwels. Des villages wolofs, Maures et Soninkés depuis plus de 1000 ans essaiment dans la vallée du Nord ;  que de localités à consonance Sérères dans les contrées  de là-bas.

 Mais ceux qui veulent fracasser la cohésion nation comme moyen de lutte politique lui répliquent que tout ça n’est que de la parenté eschatologique. Que Sérigne Touba soit peul du Fouta, que Baye NIASS soit originaire de Waassa Koddé, n’y change rien. Que les Grands Serignes de Dakar, Lebous, viennent de Sylla-Djongto du Fouta n'attendrit point ceux qui veulent vaille que vaille en découdre.

L’enjeu donc n’est plus juste de porter aux affaires un petit nombre  de fieffés ambitieux qui font croire au peuple qu’ils l’aiment et qu’ils vont travailler à son bonheur, le Bien de tous, dans un Sénégal émergent. Organiser des élections c’est bien pour qu’un petit groupe de privilégiés se fassent élire pour profiter de leur statut de bien heureux du moment en se  faisant entretenir par  la masse. Rien de plus.

Au sénégal, les impôts des contribuables prélevés servent plus à entretenir le train de vie des élus qu’à financer les programmes de développement qui sont plutôt de la responsabilités des Bailleurs de fonds et autres Partenaires techniques et financiers occidentaux et asiatiques.

Tout ça pour dire que nous aurons des dirigeants à notre image car ce sera de notre faute s’ils sont mal-habillés ou s’ils ne sont pas obèses.

Le plus dangereux reste à venir.  À vous de trouver les offrandes expiatoires.( à suivre)

 L'auteur  oumar ndiaye
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oumar ndiaye
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