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Macky SALL et Karim WADE : Comptes et révélations de deux destins croisés.

Posté par: Oumar ndiaye| Mercredi 26 décembre, 2012 16:55  | Consulté 5202 fois  |  1 Réactions  |   

 La Noël de Amadou a suivi les jeudis de Karim dans une ambiance de combats médiatiques. Entre le pouvoir et une frange de l’opposition, les « communicants » composent et balancent des projectiles par presse interposée autour des questions du jour que sont les enquêtes sur l’enrichissement illicite et l’offense/l’atteinte à l’image du chef de l’Etat. Aux doués d’intelligence qui s’en servent, voici un signe.

 Tout est parti comme dans une légende ou plutôt une fable digne d’un conte des  milles et une nuits qui se termina par une maxime qui pourrait se résumer ainsi : nous ne sommes que les instruments inconscients entre les mains de la destinée. Si WADE avait su, sans nul doute qu’il  n’aurait pas renforcé avec autant de portefeuilles ministériels son fils KARIM qui devint la force qui propulsa Macky SALL à la présidence de la république. Progressivement le Président de la République d’alors avait offert à son fils, au grès de restructurations et d’aménagements de départements ministériels, le statut d’un demi-dieu ; pour ne pas blasphémer ! En effet si Allah se  dévoile à ses créatures sous la bonté de « Rabbi samawaati wal ard wama bay houmaa », Karim lui en était arrivé à être en paraphrasant la presse «Le ministre des cieux, de la terre et de ce qu’il y a entre les deux (l’énergie) !!! ». Tout cela pour inconsciemment faire baliser par WADE la voie du destin à son successeur au Palais présidentiel du Sénégal. Macky SALL doit  beaucoup à l’intouchabilité institutionnalisée de KARIM, fils du président, revêtu par l’amour aveugle d’un père du manteau d’un demi-dieu, Ministre d’Etat, ministre de la coopération internationale décentralisé, des transports aériens et de l’énergie.

Tout est parti de l’Agence Nationale de l’Organisation de la Conférence Islamique (ANOCI). Pour rappel, « A nossi », en Pulaar veut dire « tu as pris ton pied, tu t’es bien amusé, quoi ». Et un journaliste pour ne pas le nommer avait titré sa chronique sur le sujet : «  Karim A nossi ». La gestion de cette agence faisait jaser, on parlait de gouffre financier et de « blanchisserie » pour argent sale. Et  pour avoir cautionné l’invite adressée à Karim de venir faire le bilan de sa gestion de l’ANOCI devant la commission parlementaire habileté, MACKY SALL en a perdu son mandat de député, élu du peuple pour cinq ans et de son poste de Président de l’Assemblée nationale. À fin que nul n’en ignore le prix à payer pour des témérités de ce genre, WADE avait encore sévi contre ceux qui pensaient pouvoir traiter son fils comme un Sénégalais ordinaire…. Macky SALL en a fait les frais dans une traversée du désert longue et mouvementée qui lui permit, sacré destin, de mettre un visage sur ses amis et ses faux amis. Il avait stoïquement avalé des couleuvres. Des vertes et des pas mûres, il en avait vus, sans broncher, sans un murmure au point de susciter dans un élan de révolte populaire silencieuse de la compassion, de la pitié et de la colère, parfois du mépris. On lui reprochait de ne pas offrir du spectacle, son refus de contre attaquer irrita plus d’un. On aurait voulu savourer des révélations fracassantes comme l’autre qui avait diffusé des Compilations sur CD sur les bandes FM.

WADE avait abusé de son pouvoir. Il avait surtout commandité la traîtrise des frères libéraux de parti et  comble, celle de la famille de sang d’un certain oncle SADA dont une loi scélérate porte le nom. Afin de finalement pousser le futur Président de la République à démissionner de tous ses mandats électifs rien n’a été épargné, ni la constitution, ni la dignité, ni la morale encore moins la loyauté. On modifia, on viola, on piétina tout pour le plaisir et le bon vouloir du PRINCE. Le plus amusant c’est que l’initiateur de la fameuse convocation de Karim sera propulsé PRESIDENT  de l’Assemblée Nationale en remplacement de MACKY  qui n’avait fait que parapher l’initiative d’un Président de Commission. D’aucun parla alors de dévolution monarchique de la REPUBLIQUE. En tout cas WADE ne l’a jamais dit ouvertement et Karim n’a jamais affiché non plus une quelconque volonté de succéder à son père. On a beau faire dire aux gestes, postures et silences du père et du fils ce que l’on souhaite mais moi j’attendais des déclarations ouvertes, claires et précises à ce sujet .On les accusa à tord car on ne punit pas quelqu’un pour son silence ou les intentions qu’on lui prête.

Hélas ! Les voies du destin sont insondables et les jeux étaient faits. Chaque fois qu’une force, un pouvoir, injustement s’abat sur une faiblesse innocente, non coupable, il y a oppression.  Maître WADE avait abusé de son pouvoir, il avait commis le crime d’oppression et celui qui détient LE VRAI POUVOIR allait le sanctionner. Allah entend les complaintes même les plus silencieuses de l’opprimé et sans nul doute il sanctionne toujours l’oppresseur. Et c’est ce qui était arrivé. Dès lors tout ce que WADE faisait devenait problématique. Même quand il prônait le dialogue et la paix, le peuple criait au complot, au scandale, à la manipulation et au mensonge. Jusqu’à ce fameux soir du 23 juin 2011 où il comprit déjà que  c’était la fin.

Le Sénégalais et la Sénégalaise, formatés par les contes et légendes de nos enfances à la défense de l’orphelin/ne et de la veuve, à combattre la traitrise et l’abus ne pouvaient cautionner les excès politiques de WADE. Le président de la République ne pouvait pas impunément envoyer au chômage son DIRECTEUR de CAMAPAGNE et s’appuyer sur les traitres de sa famille pour l’humilier sans en payer le prix. On attendait WADE au tournant d’une élection qui s’approcha pleine de révélations et qui s’abattit comme un coup du destin sur ses certitudes fanées. Plus de 65% des Sénégalais lui signifièrent qu’il doit quitter le pouvoir. Et WADE quitta avec les honneurs car au rendez-vous de l’histoire il choisit de rejoindre DIOUF au panthéon….

J’ai été surpris avec amusement de voir la Professeure Penda MBOW s’exercer à jouer à la demoiselle de compagnie de la Première DAME Marième FAYE SALL avant d’atterrir à la Francophonie en chantant les hauts faits de la famille de Macky SALL dans l’HISTOIRE du Sénégal.  Et tout cela en oubliant l’entre deux tours où elle avait théorisé, écume à la bouche, le vote ethnique, qualifiant du haut de son agrégation, les succès politiques de Macky SALL de lourdes menaces de schisme nationale. Comme l’amnésie bruyante de sorties médiatiques de son autre collègue, marchand de sagesse de son Etat, Babacar Justin NDIAYE, l’expert politologue qui subitement trouve désormais que Macky SALL est fréquentable… il faut savoir oublier. Les conforts de l’avion présidentiel sont surement pour quelques choses dans ces revirements de paradigmes. La production issue d’une commande d’un bailleur n’est pas forcément un exemple de rigueur scientifique et elle passe vite de saison. Le poids des Curricula Vitae et la crédibilité des consultants ne peuvent servir de rempart contre la réalisation d’un destin.

Aujourd’hui l’histoire du SENEGAL referme une boucle pleine d’enseignements sur ce même KARIM WADE, sous la présidence, non pas de l’assemblée Nationale mais de la République de ce même MACKY SALL. WADE fils est dans l’obligation de s’expliquer sur l’ANOCI et d’autres de ses responsabilités multiples dans sa gestion des deniers publics. Et il n’y aura pas de loi SADA ni son père pour entraver les règles du bon fonctionnement administratif et judiciaire. Que le PRESIDENT MACKY SALL soit ferme, juste et évite soigneusement d’user de l’oppression dans la gestion de ces dossiers sur l’enrichissement illicite et de détournement des deniers publics. Car le peuple regarde et juge et il y a par-dessus tout le monde celui qui voit tout et qui est le MEILLEUR DES JUGES.

 L'auteur  oumar ndiaye
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Commentaires: (1)
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Moussa molo, roi du fouladou En Décembre, 2012 (11:07 AM) 0 FansN°:1
bien dit. merci

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oumar ndiaye
Blog crée le 31/01/2012 Visité 863565 fois 170 Articles 11270 Commentaires 65 Abonnés

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