L’idée me gênait beaucoup de devoir à l’intérieur du JANATOUL FIRDAWSI conjuguer le bonheur de la contemplation de la FACE DIVINE à la jouissance aux plaisir des sens en compagnie de vierges éternelles tout en m’abreuvant de vin doux non enivrant( bière sans alcool Mecquois ?!) et autres liqueurs paradisiaques….La présence ininterrompue de DIEU commande plus de sérénité certainement. Le paradis des musulmans serait-il réduit à un Harem oriental dans une oasis bédouine ? Que deviendrait mon épouse au PARADIS ? Une vierge de mon HAREM à négocier le bonheur de mes faveurs avec des inconnues ? Une élue dont je disputerai la défloration prochaine à d’autres males hôtes du paradis mis à son service ? Les Houril ayn (vierges à l’hymen autorégénératif) de notre paradis sont le fruit d’une lecture coranique qui semble occulter la possibilité d’une autre forme de jouissances tout à fait différentes de celles-là que nous convoitons ici-bas. Notre XXIème siècle a besoin d’avoir ses propres exégètes du CORAN complètement affranchis des classiques dont les interprétations des écritures datant de plus de 1200 ans nous sont aujourd’hui imposées comme les seuls possibles et valables du message DIVIN. Heureusement que depuis quelques temps, des voix autorisées nous invitent à une nouvelle lecture du CORAN qui donne une exégèse des Ecritures Saintes à la hauteur de la modernité de notre spiritualité.
Lisons le Docteur Al A’jami : http://oumma.com/14876/houris-hommes-12
« Pendant que d’aucuns, ivres de pouvoirs, « troussent des soubrettes » ici-bas, d’autres rêvent de déflorer à la chaine de jeunes vierges en l’Au-delà !
Le Paradis devient ainsi un immense lupanar pour priapiques, une infinie orgie céleste entièrement dédiée au plaisir des sens ! Ceux qui attentaient la contemplation de la « Face de Dieu » sont priés de changer de lieu ! Toutes jeunes, toutes vierges, les Houris sont condamnées à subir les assauts virils des bienheureux satyres et, pire encore – l’imagination clinique de nos exégètes est ici sanglante – à se voir nanties d’un hymen éternellement régénéré. Tout orgueil méditerranéen bu, la défloration n’a jamais été un plaisir, ni pour l’homme ni pour la femme. Ce passage initiatique primitif, ce marquage archaïque des femelles fait-il sens pour un homme et une femme actuels ?
• Le Paradis, dont nous conviendrons tous qu’il est l’image hyperbolique de la réalité, serait-il réduit à de pauvres phantasmes ? Ne serait-il que satisfaction jamais épuisée des sens et de la chair ? Plus encore, serait-il l’expression infinie des déséquilibres et injustices d’ici-bas ? Ferait-il de l’homme c’est éternel dominateur, et de la femme son éternelle soumise ?!
La condition de ces Houris du Paradis ne serait-elle alors que le reflet idéalisé de celle des femmes ici-bas ! Il ne s’agit point pour nous de grivoiserie exégétique, mais ces orientales gauloiseries reflètent de notre point de vue l’iniquité des croyances sociales et la connivence entre l’exégèse et les cultures des hommes. Le Coran aurait-il vraiment magnifié la phallocratie ? Dieu serait-Il phallocrate ? Ou bien seraient-ce les interprétations de la révélation qui témoigneraient de ce travers masculin ?
Ces questions ne sont donc en rien déplacées, mais s’inscrivent dans le droit fil de la série d’articles que nous avons publiée au sujet de l’égalité plénière et foncière entre l’homme et la femme selon le message coranique initial. Ainsi, ce qui pourrait ne relever que de la psychologie, de l’ethnographie ou de l’étude de mœurs, nous permettra-t-il, à nouveau, de démystifier les herméneutiques, de démasquer les interprétations ; entre nous et le Coran s’interposent le corps exégétique et ses nombreux voiles. Précisons enfin que l’ensemble de cette étude ciblée ne prendra pas en compte un autre aspect de la discussion : la signification coranique des concepts Paradis et Enfer.
• Ensuite, comprendre le Coran est comprendre un texte, linguistiquement cette démarche repose sur trois questions simples, mais essentielles : – Quels sont les sens des mots ? Quel est le sens des phrases impliquées ? Quel est contextuellement le sens voulu ? Concernant notre sujet : 1– Quel est le sens du mot Houri ? 2– Quel est le sens apparent des 4 versets concernés ? 3– Quelle signification coranique en déduire ? Démarche cohérente qui, concernant le Coran, est rendue délicate du fait des fort nombreuses sur-constructions ou surinterprétations dont il est l’objet, mais ce constat a de positif qu’il impose à qui veut comprendre le texte coranique de suivre des voies de démonstration rigoureuses. »
L’analyse littérale par notre Cheikh des quatre versets centraux aura montré que par le terme-concept hûri il était fait allusion à une élite parmi les croyantes, élite dont le statut spirituel sera particulièrement élevé au Paradis. Elles seront l’alter-ego d’hommes de la même valeur avec lesquels elles vont cohabiter et loin de toute relation sexuelle. Quand on est en contemplation de DIEU l’esprit vogue certainement vers d’autres sensations moins terrestres. « Conséquemment, l’existence d’une catégorie de créatures particulières mises à disposition des hôtes du Paradis, « les Houris », relève ni plus ni moins du phantasme exégétique. Comment en ces conditions littérales comprendre que l’on ait pu dégrader ces saintes élues du Paradis au rang de « onsen geishas » délurées?! »
Ceci est plus conforme à la justice DIVINE car comment comprendre alors qu’il n’y ait pas un autre paradis pour les femmes, loin de celui des hommes où elles aussi pourraient se livrer à leurs petits jeux avec des Apollons dopés au VIAGRA céleste pour les combler. Tant il est vrai que le cheminement pour accéder au PARADIS ou à l’ENFER est le même pour la femme que pour l’homme, ce serait incompréhensible que les musulmanes du paradis ne soient finalement que la récompense de leurs voisins hommes.
oumar ndiaye